Youri est au Congo

Dans le cadre d une mission humanitaire avec l'ONG Francaise Atlas Logistique, Youri part en République Démocratique du Congo

21 mars 2006

Ca sent la fin...

Nous sommes à quelques jours de mon départ pour la France. Lors de la réunion plénière de dimanche qui a précédée ma fête d’adieu, j’ai résumé mes sentiments contradictoires. En effet, je suis extrêmement attristé se quitter mes amis, la petite communauté d’expat d’Uvira et Baraka qui sont comme des familles pour tous, plus intimement Anne-Laure, Guy et Christian qui ont été des collègues efficaces et parfaitement faciles à vivre et à encadrer. Bien sûr, je n’oublierai jamais tous les chauffeurs et leurs assistants, les équipes de distributeurs vivres et non-vivres, celle des gardiens, le staff du garage, de la logistique et de l’administration. King, Gény, Augustin, Jean, Alphonse, Mussa, Edo, Jean Pierre, Wilondja, Thimoté, Byamungu, Freddy, Cyprien et tous les 70 autres que je ne peux pas citer en intégralité. Les équipes sont compétentes et bien formées désormais, et j’en suis heureux.

Et d’un autre côté, logiquement, je suis enchanté de revenir, retrouver ma chérie, la famille et les amis.

Il convient maintenant de remercier tous ceux qui m’ont soutenu jusqu’à présent dans ce projet, par leurs petits messages sur le blog ou sur mon email ou simplement par la pensée. Particulièrement, je suis reconnaissant envers Laetitia du siège qui m’a accordé une confiance pour relever le défi malgré mon inexpérience dans les métiers de l’humanitaire. Je pense aussi à ceux qui m’ont « autorisé » à partir, ma chérie et la famille mais surtout mes employeurs qui ont adhéré à ce projet.

Je serai absolument indécent de ne pas penser aussi à toute l’équipe de notre bailleur, l’Unhcr d’Uvira et de Baraka, mais aussi de Kinshasa pour leur soutien et de la Tanzanie pour leur gentillesse. Hormis les quelques anicroches inhérentes à ce type de partenariat opérationnel, j’ai eu la chance de travailler dans les meilleures conditions de collaboration avec ces gens motivés et conscients de l’importance de leurs actions. Sincèrement, cela a été un vrai plaisir de négocier avec eux, de faire les choix stratégiques et finalement de faire grandir le projet. Désormais sur des rails solides grâce à de bonnes équipes de rapatriement et consort, je laisse le bébé entre de bonnes mains. Envoyez moi de vos nouvelles…

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19 mars 2006

Je cherche un synonyme de "Merci encore"

Hier, était organisé une journée humanitaire. Sur le stade d'Uvira, chaque ong avait monté un petit stand avec quelques panneaux photos et explications. Il s’agissait de consacrer un peu de temps à sensibiliser la population locale qui ne comprend pas forcément le barnum de toutes les ongi. Particulièrement pour nous, Atlas Logistique, qui sommes toujours par monts et par vaux dans les convois et dont la communication externe reste assez discrète et humble.

La matinée a été ponctuée de petites animations, piécettes de théâtre, jeu de questions réponses avec toujours pour thème l’humanitaire.

stand  stand2

Ensuite, dans l’après-midi, j’ai eu le plaisir de distribuer les colis pour le centre scolaire Nuru. Souvenez-vous, les microscopes, le matériel de biologie et les divers autres cadeaux pour soutenir cette école que votre générosité nous a permis d’offrir.

Le comité des parents qui finance l’école dans la mesure de leurs moyens, nous a donc accueilli dans une salle de classe avec le préfet du « complexe scolaire », et bien sûr quelques enfants du cycle secondaire.

Le mot de circonstance était émouvant et comme promis je ne vais pas manqué de vous retransmettre les remerciementsAprès 20 ans d’existence, l’institution englobe des écoliers et élèves de 4 à 20 ans et a toujours maintenu son indépendance. Notre contribution est un stimulant pour le développement des outils pédagogiques performants dans l’école et les dirigeants ont tenu à saluer par mon entremise tous les participants à ce projet. J’ai complété en signifiant que chacun de mes amis et de ma famille avait effectivement jouer un rôle absolument prépondérant et indispensable mais qu’il ne fallait pas oublier l’aide d’Atlas Logistique dans l’acheminement du fret.

Après déballage des colis devant les yeux ébahis des élèves et des professeurs, les remerciements ont redoublés d’intensité et je me suis vu remettre une très belle chemise fabriquée localement. Ensuite, les écoliers nous ont refait la piécette qu'ils avaient présenté le matin même lors de la journée humanitaire. Finalement, la cérémonie s’est clôturée sur quelques boissons et par les photos de circonstance.

Ce moment de bonheur a été aussi intense que ce que vous pouvez imaginer et c’est pourquoi je souhaiterai que vous le ressentiez dans votre cœur aujourd’hui en vous imaginant à ma place. Bravo.

Et à bientôt

.nuru1  nuru2  nuru3

nuru4  nuru5  nuru6 

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16 mars 2006

Statistiques

Ca commence à sentir la fin...

Merci à tous pour vos messages, votre soutien.

Voici les statistiques à ce jour du nombre de personnnes qui sont venus me visiter.

blog_stat.xls

A bientôt.

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15 mars 2006

Micro finance mais grand merci

Merci de la part des futures bénéficiaires de votre générosité.

(voir l'article du 24 février sur le projet de soutien aux micro financements)

En effet, hier, j'ai eu le plaisir de rencontrer un groupement de femmes qui est présélectionné pour recevoir les microcrédits de l'organisme Paidek que nous soutenons désormais.

A mon agréable surprise, nous avions rendez-vous dans une école privée dans la "banlieue Nord d'Uvira". Les enfants sont pour la plupart des orphelins sous tutelles ou des enfants de veuves. Ainsi, notre cible d'aider les plus vulnérables me parait en de bonnes voies.

Lors de la réunion qui s'est déroulée dans une salle de classe, présentations faites, nous avons insisté sur le fait que cette aide n'était pas un don mais un prêt à rembourser à Paidek. Il s'agit surtout de sensibiliser les mamans au fait que cet argent doit servir à développer leur activité. Ainsi, 5 groupements vont se constituer selon leur savoir-faire, savonnerie, fabrique et commerce de beignets et de pains, commerce de vêtements, de Makala (charbon de bois), et agriculture maraîchère. Ensuite, Paidek vérifiera les investissements prévus grâce à l'argent et validera le prêt.

A notre échelle, nous apportons donc le capital initial et nous payons accessoirement les intérêts (3%) que perçoit normalement Paidek. Ensuite, au bout de 4 ou 6 mois le crédit devient rotatif et profite à d'autres communautés ou les plus sérieuses et efficaces de nos mamans.

Pour seul retour, un contrat entre nous (Je vous présente notre association "Youri et ses amis") et Paidek, stipule qu'un rapport d'activité de ces groupements doit nous être remis (par mail via Atlas) chaque mois. Nous aurons donc l'évolution des activités génératrices de revenus que nous soutenons.

Et comme vous aimez les photos...

paidek1 présentation dans la salle de classe

paidek2 les mamans des groupements retenus

paidek3 Les enfants de l'école

paidek4une maman qui nous présente sa parcelle cultivée

Je vous renouvelle les remerciements chaleureux et vous transmets les sentiments les meilleurs de ces mamans.

C'était génial de les aider, surtout le jour de l'anniversaire de la mienne.

Joyeux anniversaire, maman.

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14 mars 2006

Vulcain

Un panel limité de mes photos...

Au milieu de la montée, on observe déjà la fumée du volcan qui sort par des entailles dans la lave,volcan1

le guide arrive au camp de base volcan2 

on arrive en haut, première vision du cratèrevolcan3

et du lac de lave sous la nuit tombantevolcan4

Dans la nuit, après le terrible orage, j'observe pendant des heures les entrailles bouillonnantes et nauséabondes de la terre...volcan5 volcan6

De retour à Goma, un gorille me nargue volcan8.

Cliquez sur les images pour avoir le grand format! et l'histoire de cette ascension est un peu plus bas.

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09 mars 2006

Un volcan dans la peau

Je ne remercierai pas assez la Monuc d’avoir « égarer » ma demande de vol pour Kampala dans les méandres inextricables de l’administration. Bien sûr, pendant ces minis vacances, je ne verrai pas la capitale de l’Ouganda, le lac Victoria et je ne ferai pas de rafting aux sources du Nil. Mais qu’importe, cela sera pour une prochaine fois. Devant cette nouvelle frasque de Maybe air lignes, j’ai changé mes plans. J’ai décidé de rejoindre l’équipe de Solidarité à Goma qui m’avait si agréablement accueilli il y a un mois lors de ma mission d’évaluation pour une proposition au Unhcr. Cette visite a pour but l’ascension du cratère qui surplombe la ville. Je n’ai pas vu les volcans d’Islande l’année dernière alors je vais me rattraper.

Vendredi, me voilà donc en route pour Bukavu, via le Rwanda, où nous squattons chez Action Contre la Faim. Anne Laure retrouve son homme pour le week end. Les règles de sécurité à Bukavu ne sont pas aussi strictes qu’à Uvira, ainsi, sans couvre feu, on se fait un resto tenu par des Belges et nous enchaînons la soirée chez d’autres expatriés. La veillée est très arrosée et se termine vers 4 heures du mat ! Absolument impensable à Uvira, alors on en profite.

Lundi, Stéphane, le copain d’Anne Laure pour ceux qui ne suivent pas tout, doit retourner bosser à Goma et nous prenons l’avion de Aviation Sans Frontières avec une fille travaillant pour Unicef qui était venue spécialement de Kinshasa pour la visite à Baraka (voir article précédent). Etre à bord de ce Cessna réveille en moi, non seulement des souvenirs mais aussi une furieuse envie de reprendre des cours et repasser ma licence de pilote. D’autant que le paysage est magnifique, nous survolons le lac Kivu, ponctué de quelques îlots verdoyants, à l’ouest la route Bukavu Goma (voir article du mois dernier) et à l’Est le Rwanda.

Toujours hospitalière, l’équipe de l’Ong Solidarité me conseille de prendre contact avec l’Observatoire Volcanique de Goma, pour connaître les bons conseils et la sécurité physique pour l’ascension du Nyiragongo. Dressé au centre du rift Est Africain, c’est le volcan le plus actif du continent et il est célèbre pour l’existence quasi permanente de son lac de lave en fusion. Aujourd’hui, nous sommes en risque jaune, c’est à dire que le volcan est en activité et qu’il n’y a pas de danger immédiat. C’est un peu comme notre drapeau pour prévenir des risques d’avalanches sauf que la neige est ici une coulée de lave liquide à 1600°. Pour la sécurité politico militaire, c’est Ocha (Organisme de Coordination des Affaires Humanitaires des nations unis) qui me rassure. Ce sont de gens de confiance puisqu’ils m’avaient aidé il y a un mois pour le proposal sur les éventuels rapatriement de l’Unhcr.

Mardi matin, me voilà parti avec quelques affaires, de menus vivres et une tente empruntée à Médecins du Monde. Le fula fula  -mini bus de 12 personnes- démarre enfin avec à son bord une bonne vingtaine de passagers. Heureusement mon voyage ne sera pas très long, seulement 17 kilomètres et un seul barrage militaire.

Après une formalité administrative de 50usd (pour les résidents au Congo) pour l’entrée dans le parc national des Virunga, je constate sur le cahier d’enregistrement qu’il n’y a environ que deux ou trois ascensions par mois dont la moitié pour des vulcanologues et l’autre moitié (moins epsilon) pour des gens de la Monuc. Pas beaucoup de touristes donc. J’entame la marche d’approche accompagné d’un guide armé d’une Kalach pour notre sécurité et d’un porteur pour la tente. Dès l’entrée dans la forêt de feuillus, le ton est donné. Le rythme de marche est bon, je me mets dans les pas de Mowe, le porteur de 48 ans, alors que Toussaint le guide de 20 ans est un peu en retrait. La progression se fait dans un chemin étroit, plus ou moins tracé dans cette forêt dense. L’âme du docteur Levingston traversant une bonne partie du continent noir commence à m’imprégner. Après 45 minutes, nous atteignons la coulée de lave du 17 janvier 2002. Cette éruption avait recouvert une surface immense, dont une partie de la ville de Goma, faisant 10000 sans abris, 400 000 déplacés mais peu de morts. On remonte donc cette coulée visqueuse en observant par endroits le moulage des troncs d’arbre qui ont été brûlés par la lave. Soudain, Mowe s’arrête, et me fait signe. De l’autre coté de la coulée, une famille de singes noirs nous a repérés et commence à sauter d’arbres en arbres pour se réfugier d’éventuels braconniers. Calmés par notre immobilité et notre silence, ils nous observent. Alors en réponse, nous les observons ! Bientôt, vous aurez quelques photos en bonus.

Un peu plus haut, on peut distinguer une première coulée de lave, très fluide, qui a été émise au tout début de l’activité éruptive et qui a recouvert tout le terrain comme une vague gigantesque. Dans les creux de cette première coulée, on retrouve des langues de coulées plus visqueuses, très artistiquement disposées. Cette fois ci, c’est Toussaint qui s’arrête, il a entendu quelque chose à notre gauche. Ce sont des braconniers qui commence à fuir. Oh, il ne chasse pas l’antilope ou le singe mais il viennent prendre du Makala (charbon de bois) et même si c’est illégal, le guide armé leur fait peur sans suite.

Vers 2700 m, on s’arrête pour observer les fractures encore fumantes à l’origine de l’éruption de 2002. L’odeur est âpre, comme du souffre chaud mélangé à de l’acide. Nous quittons alors le chemin de lave pour rentrer dans la forêt d’altitude. Les nuages sont bas maintenant, nous entrons dans la brume. L’ambiance humide et sombre donne à ces bruyères arborescente de 3 à 5 m de haut un allure inquiétante. Le froid se combine avec un léger crachin. On sort de cette végétation, et pour cause, toutes les plantes sont mortes à partir de 3100m en raison du panache de gaz acides rejetés par le volcan. Paysage de désolation alors que la pluie et l’orage menacent. Vers 3200m, juste à temps, nous nous abritons dans une cahute du camp de base. Il ne reste plus que 225m de dénivelé et je constate qu’on est bien monté, un beau rythme de 400m/h. Lorsque le temps devient un peu plus clément, nous repartons, les derniers mètres se font dans le pentu, en direct et déjà nous sommes au sommet. Le spectacle est étourdissant, malgré la fumée du volcan qui stagne à cause du bouchon de nuage. Le cratère fait 1200m de diamètre et quelques 700m de profondeur. On construit la tente sous le vent. Les emplacements sont encore plus rares qu’à Hossegor en plein mois d’août mais pas pour les mêmes raisons ! La plate-forme a été taillée dans la pente.

Je partage ma pitance avec mes accompagnateurs, puisqu’en bon Congolais, ils n’ont rien à manger. Le repas est donc frugal. Après la sieste, j’observe le cratère qui s’est dégagé de sa fumée. Le lac au fond est d’un rouge vif et je ressens la chaleur du volcan car à coté de mon point d’observation se trouve une minuscule cheminée. L’odeur n’est pas agréable mais je me réchauffe correctement. N’hésitez pas à prendre deus polaire, des vêtements respirants et un bon coupe-vent imperméable. A choisir, préférez les bonnes chaussures de rando plutôt que les baskets décennales, trouées et lisses.

A la tombée du jour, le vent s’est levé, chassant les nuages. Le spectacle en devient émouvant. La terre vie. Elle bout, elle vibre, elle vrombit. Parfois elle explose dans des volutes rouge-sang. Je reste couché à plat ventre, observant ce lac de feu. Comme un pyromane admirant un brasier, sauf qu’ici les flamme retombent sur elles mêmes dans une lenteur visqueuse. Cela m’est difficile d’estimer la hauteur de ces éruptions, mais elle me font penser aux images qu’on a de l’activité du soleil. Le vent se renforce encore. Il me glace les sangs et les sens. Je rentre à la tente avant d’essuyer une vrai tempête.

La nuit sera ponctuée par un terrible orage et des vents violents qui auraient arraché la tente si nous nous étions servi des piquets de camping au lieu des fers à béton plantés à la masse (tout ce matériel reste en haut...). Très caractéristique aussi, l’odeur de trois hommes après une bonne ascension à vous réveiller un humanitaire en vacances. Oui, les porteurs n’emmènent pas de tentes pour eux et je préférai les avoir dans la tente pour pas qu’ils ne s’envolent.

Le lendemain matin, je me lève en même temps que le soleil car le temps est désormais clément et propice à une observation du cratère. Dans d’infinis changements de couleurs, je mitraille. Il m’en faut plus, je demande s’il y a un endroit pour déescalader un peu la parois interne du gouffre. Toussaint me dit que c’est de partout parfaitement abrupte et pourtant devant mon insistance, il m’emmène vers son secret, ou plutôt celui de Jacques Durieux, volcanologue de l’OVG. C’est ici que cet expert plante sa corde pour descendre avec son matériel de respiration assistée lors de ses visites d’observation. Même si je ne fais que quelques mouvements prudents pour descendre vers l’antre du volcan, je me ressens une âme d’Aroun Tazieff (pardon pour l’orthographe). Je m’arrête donc bien vite car cela devient dangereux. Et j’observe encore et encore, photos à l’appui.

7 heures 30, nous reprenons la route de retour. On recroise un groupe de braconniers de makala et nos amis de la famille des singes. Nous sommes déjà en bas car Toussaint, m’a provoqué et nous sommes descendu très vite... Arrivé au Centre d’Information sur les volcans, point de départ de cette fabuleuse escapade, je remercie mes compagnons et j’attrape une moto pour rentrer sur Goma.

Dans l’après midi, je vais flâner vers la maison de l’organisme de protection des gorilles de Dian Fossey. Trois petits s’amusent dans un arbre et je reste hypnotisé pendant de longues minutes à observer ces animaux qui nous ressemble tant. En deux jours, après le pilotage, la découverte de territoires inconnus, la vulcanologie, c’est encore un nouveau violon d’Ingres en projet ?

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02 mars 2006

Visite des Grands du monde

Le Haut Commissaire pour les Réfugiés, le directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial, ainsi que celui de l’Unicef sont venus nous voir à Baraka.

Cette visite éclair réunissant les trois institutions des Nations Unis est la première du genre. Ils sont arrivés en hélicoptères, accompagnés d’autres responsables et d’une délégation de journalistes internationaux. Reuters, l’Agence France Presse, la BBC, L’Associated Press (l’équivalent américain de notre AFP). La Monuc avait sorti les gros moyens pour accompagner la délégation dans cette zone risque 3. Escorte armée et procédures d’urgence ont ponctuées la phase préparatoire.

Jour J : Nous avons dû faire patienter les retournés dans le navire Liemba jusqu’à 10 heures 45 (au lieu de 6h 30, d’habitude), pour que cette délégation puisse assister au débarquement sur le port de Baraka.

Environ cents personnes se sont retrouvées sur notre port, fanfare et décorations faisaient aussi parti de la fête.

Ensuite, après l’hymne national et de rapides déclarations des services étatiques (gouverneur, ministre du développement et militaires), le groupe s’est dirigé vers deux écoles fournies en vivres par le PAM. Il parait aussi que l’Unicef appui ces établissements, mais, pour être politiquement correct, je pense que cela ne fait pas très longtemps. En tous cas, on ne les voit jamais aux réunions inter agences organisées hebdomadairement par Ocha. Les autocollants sur le portail du centre de transit et le drapeau qui flotte sont tout neufs, disons quelques heures, car je ne me souviens pas très bien les avoir vu en action dans la zone. C’est ce qu’on appelle de la visibilité ! En tout cas nous espérons que cette visite permettra à ces agences onusiennes de se sensibiliser aux besoins locaux très importants. 

Ensuite donc, et je vais très vite pour refléter le rythme endiablé de cette rencontre, ils ont visité notre centre de transit, puis la zone distribution et tenu une conférence de presse avec de beaux mots et de belles intentions. Nous aurions souhaité vous poser quelques questions mais le temps qui nous est imparti…

Voilà, une petite collation à la guest house du Hcr Baraka, un charmant mot d’encouragement et de félicitations aux acteurs sur le terrain et zou !, dans l’hélico à 15 heures.

Merci de votre visite, à très bientôt. Ce n’est qu’un au revoir, nous espérons.

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